Résultats des observations
Les espèces observées commentées
Comme pour le tableau des relevés, les quatre ou cinq lettres précédent le nom des espèces, correspondent à l'abréviation du nom de ces espèces. La classification
par ordre alphabétique est réalisée à partir de ces lettres. Les commentaires sont réalisés,
en partie pour le statut général des espèces, à partir du synopsis de B.DEFAUT1. [1]
Les mentions « -BL p.260 » font référence à la publication de « Bellemann H.&
Luquet G.-C., 1995 – Guide des Sauterelles, Grillons et Criquets d'Europe occidentale.
Delachaux & Niestlé édit., Lausanne et Paris, 384 p. » et indiquent la page ou est citée
l'espèce en question. Une photo pour chaque espèce est publiée dans cet ouvrage.
Mroe - Metrioptera roeselii (Hagenbach, 1822) ENSIFERA
BL p. 128
- Chorologie générale : Région eurosibérienne, au nord jusque dans le sud de la Suède
(PETTERSSON, 1996) et de la Finlande, au sud jusque dans les Pyrénées ibériques, à
l'est jusqu'en Yougoslavie et en Sibérie. Acclimaté en Amérique du Nord.
- Ecologie : Prairies de l'étage collinéen surtout ; transgresse dans l'étage Boréomontagnard.
- Répartition française : Dans toute la France.
- Répartition régionale : plus ou moins commun dans les milieux considérés.
- Ecologie locale : Pelouses et fruticées ouvertes à strate végétale supérieure à 30 cm et
peu dense.
- Statut régional ou départemental : Stable.
Chdor - Chorthippus dorsatus dorsatus (Zetterstedt, 1821) CAELIFERA
- BL p. 340
- Chorologie générale : Répartition eurosibérienne, au nord jusqu'au Danemark et dans le
sud de la Suède, au sud jusque dans le Nord de l'Espagne (Léon, Catalogne), à l'est
jusqu'au Kazakhstan et en Sibérie. Une population (isolée ?) en Espagne centrale, dans le
Maestrazgo, vers 1 200 / 1 500 m.
D'autres sous-espèces en Italie et en Asie.
Sa présence en Afrique Du Nord, évoquée par CHOPARD (1943) et affirmée par
HERRERA (1982), n'est paraît pas crédible.
- Ecologie : Prairies et prairies landicoles et dans les étages Collinéen et Boréo-
Montagnard.
- Répartition française : Dans presque toute la France. Semble absent de Bretagne (sauf
l'Ille-et-Vilaine : St Just !) et du Nord-Pas-de-Calais.
- Répartition régionale : Dans les quatre départements.
- Ecologie locale : Prairies, pelouses, ouvertes, humides en général.
- Statut régional ou départemental : Espèce stable, à surveiller milieux en régression.
Sgro - Stethophyma grossum (L., 1758) CAELIFERA
BL p. 260
- Chorologie générale : Région eurosibérienne : du centre de l'Espagne à la Scandinavie
et à l'Asie orientale.
- Ecologie Au bord de l'eau, ou dans des lieux inondés, dans les étages Collinéens et
Boréo-montagnard ; moins exclusivement hygrophile dans les étages supérieurs. Peut-être
aussi présent dans des prairies mésophiles l'été, mais hygrophiles pendant les autres
saisons. Considéré comme « très menacé » en Suisse.
- Répartition française : En France signalée un peu partout, mais pas dans l'extrême sud est
(Vaucluse, Alpes de Haute Provence, Var, Alpes Maritimes).
- Répartition régionale : Dans les quatre départements, uniquement dans certaines
prairies humides cariçaies, mégaphorbiaies…
- Ecologie locale : Cariçaies, mégaphorbiaies.
- Statut régional ou départemental : Déterminant en Poitou-Charentes, rare, milieux en
voie de raréfaction, menacé partout par la régression des biotopes humides à surveiller.
{Stethophyma grossum}
Calb - Chorthippus albomarginatus albomarginatus (De Geer, 1773) CAELIFERA
BL p. 338
- Chorologie générale : Répartition eurosibérienne, au sud jusque dans les Pyrénées-
Atlantiques, les Pyrénées Orientales et les Pyrénées ibériques (et aussi la région
cantabrique ?), au nord jusqu'en Scandinavie. Indiqué à l'est jusqu'en Sibérie occidentale.
Présence à confirmer en Espagne septentrionale.
D'autres sous-espèces dans le sud-est de l'Europe et en Asie.
Sa présence en Andalousie (province de Cadix), affirmée par HERRERA (1982), paraît
très improbable. Et sa citation au Maroc par CHOPARD (1943), reprise par LOUVEAUX et
BEN HALIMA (1986), repose en fait sur des déterminations erronées (DEFAUT, 1988).
- Ecologie : Prairies humides ou mésohumides, dans l'étage Collinéen et Boréo-
Montagnard (et aussi Boréo-Subalpin en Scandinavie).Transgresse localement dans
l'étage Subméditerranéen, par exemple dans le Poitou.
« Menacé » en Suisse. Rare en Styrie (Autriche orientale) selon ZECHNER, 1997.
En Sibérie orientale (ssp kareli) et au Kazakhstan cette espèce est sujette à pullulations,
sans modifications morphologiques (SERGEEV, 1996).
- Répartition française : Dans presque toute la France, surtout présent dans les
départements côtiers (même observation en Scandinavie : HOLST, 1986) ; mais pénètre
quand même largement à l'intérieur, à peu près sur le quart Nord-Ouest du territoire
(jusqu'en Meurthe-et-Moselle, Loiret ( !), Allier, etc.)
- Répartition régionale : Dans toute la région.
- Ecologie locale : Pelouses mésohumides ouvertes.
- Statut régional ou départemental : Stable.
Cdis - Chrysochraon dispar dispar (Germar, 1831-35) CAELIFERA
BL p. 278
- Chorologie générale : Répartition eurosibérienne, au sud jusque dans les Pyrénées, au
nord jusqu'en Suède et en Finlande, à l'est jusqu'en Sibérie occidentale et dans le
Kazakhstan.
- Ecologie : Prairies et prairies landicoles dans les étages Collinéen, Boréo-Montagnard
et Boréo-Subalpin. Pénètre très peu dans l'étage Subméditerranéen et pas du tout (à
vérifier !) dans l'étage Artico-Alpin. « Menacé » en Suisse, davantage dans le sud.
- Répartition française : Presque toute la France, excepté dans les parties franchement
méditerranéennes.
- Répartition régionale : Dans toute la région.
- Ecologie locale : Pelouses et fruticées ouvertes, cariçaies.
- Statut régional ou départemental : Stable, peu fréquent.
Tsub Tetrix undulata (Sowerby, 1806) CAELIFERA
BL p. 196
- Chorologie générale : Europe. Au nord jusqu'en Scandinavie ; au sud jusqu'en Espagne
méridionale : vers Albacète, à 900 m (LANG, 1986) ; à l'est jusqu'en Ukraine et en
Roumanie.
- Ecologie : Etages Subméditerranéen, Collinéen, Boréo-Montagnard et Boréo-Subalpin.
Espèce hygrophile, au moins en France (étage Collinéen) et en Espagne. Eurytope en
Scandinavie : marécages, clairières, prés, et même biotopes tout à fait secs (HOLST,
1986).
- Répartition française : En France, indiquée sur à peu près tout le territoire, y compris
dans des départements très méditerranéens comme les Bouches-du-Rhône le Gard et le
Var
- Répartition régionale : Dans toute la région.
- Ecologie locale : Pelouses et fruticées ouvertes. Espèce adulte généralement au
printemps. A rechercher dans cette période.
- Statut régional ou départemental : Stable.
Tcep - Tetrix ceperoi (Bolivar, 1887) CAELIFERA
BL p. 191
- Chorologie générale : Europe. Au nord jusqu'en Hollande et en Pologne, au sud jusqu'en
Espagne méridionale (ou au Haut Atlas ? ou aux « déserts d'Afrique » ?), à l'est jusqu'en
Roumanie et dans les Balkans (ou jusqu'aux « déserts d'Asie » ?). Signalé récemment
de la partie Ouest de la Suisse (BAUR et al, 1996, THORENS et NADIG, 1997).
- Ecologie. Sans doute hygrophile sous nos climats (étage Collinéen ) ; parfois égaré dans
des biotopes mésophiles (dans le Loiret) ou même franchement xérophile (étage
Subméditerranéen ). « Menacé de disparition » en Suisse.
- Répartition française : Présent à peu près partout en France.
- Répartition régionale : Partout.
- Ecologie locale : Pelouses et fruticées ouvertes humides. Même remarque que pour
T.undulata concernant la saison.
- Statut régional ou départemental : Stable. Milieux humides.
Chdor - Chorthippus mollis mollis (Charpentier, 1825) CAELIFERA
BL p. 330
- Chorologie générale : Présent en Catalogne ibérique (RAGGE et REYNOLDS, 1988 et
1998 : Ortedo, près de Seo De Urgel).
Hors de France il a été signalé au Danemark (mais est absent de la Péninsule
scandinave), en Europe centrale et orientale, et à l'est jusqu'en Asie centrale.
- Ecologie. Prairies sèches, écorchées et landines, dans les étages Subméditerranéen et
Collinéen. Transgresse un peu dans Boréo-Montagnard et parfois Boréo-Subalpin. « Très
menacé » dans le Nord de la Suisse.
- Répartition française : Encore un taxon dont les citations demandent à être vérifiées
(DEFAUT, 1995). Il doit être cependant assez largement réparti en France mais pourrait
bien manquer dans le sud-ouest [2] ;
apparemment jamais rencontré en Charente-Maritime,
ni en Ariège, ni en Dordogne, ni dans l'Aude, ni dans les Pyrénées-Atlantiques. Par contre
il est assurément présent depuis la région parisienne jusque dans les Deux-Sèvres et
dans le sud-est.
- Répartition régionale : Connu pour l'instant uniquement des Deux-Sèvres. Très rare.
- Ecologie locale : Pelouse sèche rase écorché. Parcelle AI 102 et sa bordure extérieure
NE.
- Statut régional ou départemental : Il a seulement été observé en Deux-Sèvres (Bougon
et St Georges de Rex). On devrait pouvoir le rencontrer ailleurs dans la région, mais il faut
bien comprendre que le seul critère vraiment infaillible pour identifier Ch.mollis est fourni
par la stridulation (pour le différencier de Ch.Biguttulus et Ch.brunneus qui nécessitent eux
aussi les mêmes critères d'identifications). Espèce très rare en Poitou-Charentes.
Espèce déterminante en Poitou-Charentes
Atha - Aiolopus thalassinus (FABRICIUS, 1781) CAELIFERA
BL p. 252
- Chorologie générale : Eurasie, au nord jusqu'en France septentrionale (atteint le
Morbihan, la région parisienne et le Bas-Rhin), en Pologne moyenne, en Ukraine, au Kazakhstan et en Asie centrale. Toute l'Afrique, y compris le Sahara (vallée du Draa et
Tarfaya au Maroc, Tavant en Mauritanie) et l'Afrique intertropicale.
Trois autres sous-espèces en Asie méridionale, Madagascar, Australie.
- Ecologie : Milieux ouvert, vasières, pelouse rases, et sols dénudés.
- Répartition française : Au sud de la latitude de Paris.
- Répartition régionale : Toute la région.
- Ecologie locale : Pelouses rases ou peu fournies.
- Statut régional ou départemental : Stable
Cbig - Chorthippus biguttulus (L., 1758) CAELIFERA
BL p. 334
- Chorologie générale : Répartition générale à préciser (Europe occidentale ? ou Eurasie
?). Au nord jusque dans le sud de la Scandinavie, au sud jusque dans les Pyrénées
ibériques et sur la côte dalmate. Cité à l'est jusqu'au Pacifique (mais d'autres sousespèces
vivent en Europe centrale, dans l'Apennin, en Afrique Du Nord,...).
- Répartition française : Tout le pays. En France c'est le plus répandu des taxons du
groupe biguttulus.
- Répartition régionale : Toute la région.
- Ecologie : Prairies et prairies landicoles plutôt sèches, dans les étages
Subméditerranéen et Collinéen à Boréo-Subalpin et même un peu dans Artico-Alpin.
- Ecologie locale : Présent à peu près partout en milieu mésohumide ou mésoxérique
ouvert.
- Statut régional ou départemental : Commun, stable.
Cdor - Conocephalus dorsalis (LATREILLE, 1804) ENSIFERA
BL p. 108 – Photographie en page de couverture de ce document.
- Chorologie générale : Distribution paléarctique : au nord jusqu'en Scandinavie
méridionale, au sud jusque dans le sud de l'Espagne. A l'est jusqu'en Asie centrale.
- Ecologie : Milieux incultes et humides avec de la végétation herbacée plutôt haute
>0,60m.
- Répartition française : Toute la France, sauf le sud-ouest. Ne semble pas avoir été
signalé encore en Aquitaine méridionale et en Languedoc méridional, ce qui surprend.
- Répartition régionale : Toute la région, mais peu fréquent à rare.
- Ecologie locale : Mégaphorbiaie pas trop dense.
- Statut régional ou départemental :
Espèce déterminante en PC. En régression comme
ses milieux de prédilection.
Cfus - Conocephalus fuscus (FABRICIUS, 1793) ENSIFERA
BL p. 106
- Chorologie générale : Région paléarctique, depuis les îles britanniques jusqu'au fleuve
Amour. Au nord jusque dans l'extrême sud de l'Angleterre, en Belgique et au Luxembourg,
au sud jusqu'au Maghreb. En expansion vers le nord en Allemagne, France, Pays Bas,
Grande Bretagne, selon COUVREUR (1995)
- Ecologie : Etages Subméditerranéen, Collinéen . Ne pénètre guère dans l'étage BM.
Particulièrement lié aux milieux humides, mais pas exclusivement car présent dans 25%
des stations d'une synusie hyperxérophile des dunes saintongeaises. Il est donc probable
qu'il recherche avant tout des plantes à moelle abondante, comme Juncus et Ammophila, pour y déposer sa ponte. A une préférence pour les milieux à végétation supérieure à 30
cm
- Répartition française : Tout le territoire.
- Répartition régionale : Toute la région.
- Ecologie locale : Dans les prairies humides, mais aussi dans la parcelle mésoxérique 100h.
- Statut régional ou départemental : Stable.
Cita - Calliptamus italicus (L., 1758) CAELIFERA
BL p. 220
- Chorologie générale : Europe méridionale et Asie ; au nord autrefois jusqu'en Belgique,
actuellement jusque dans la Meuse, la région parisienne, l'extrémité sud-est de l'Orne, le
Maine-et-Loire, la Vendée et même le sud de la Loire Atlantique (DUSOULIER, in litt. ; La
Planche) ; au sud jusqu'en Andalousie (jamais signalé sérieusement au Maghreb) ; à l'est
jusqu'en Asie centrale.
- Ecologie : Rocailles, prairies et garides, surtout dans l'étage Subméditerranéen,
également dans l'étage Collinéen. Par ailleurs prairies et steppes.
Sujet à pullulation (mais sans modifications morphologiques de type phasaire) dans
l'étage Subméditerranéen au moins. Selon LOUVEAUX et GILLON (1986) les facteurs
favorables en Poitou-Charentes (étage Subméditerranéen) sont la présence d'un
substratum bien drainant (notamment calcaire), la mise en jachère des cultures pendant
plusieurs années consécutives et une sécheresse climatique prononcée durant plusieurs
années. Ce dernier facteur est invoqué par SERGEEV (1996) pour les pullulations en
Asie.
- Répartition française : En régression dans la partie Nord de son aire primitive. Eteint en
Belgique. Remonte peu au-dessus de Paris. « Menacé » en Suisse, davantage encore
dans le Nord.
- Répartition régionale : Toute la région, moins sur le littoral
- Ecologie locale : Dans les parcelles mésoxériques100h, 102 et dans les parcelles plus
humides 88 et 98. Ces dernières prairies ne représentent pas du tout le préférendum de
cette espèce. Pourquoi l'y trouve-t-on ? Voir discussion plus bas.
- Statut régional ou départemental : En régression, mais pas encore trop menacé.
Cpar - Chorthippus parallelus (ZETTERSTEDT, 1821) CAELIFERA
BL p. 342
- Chorologie générale : Répartition eurosibérienne, au nord jusqu'en Scandinavie, au sud
jusque dans les Pyrénées, à l'est jusqu'en Sibérie et en Mongolie.
- Ecologie : Formations ouvertes (prairies et prairies landicoles), dans les étages Collinéen
, Boréo-Montagnard, Boréo-Subalpin et Artico-Alpin . Transgresse localement un peu dans
l'étage Subméditerranéen (dans le Poitou, en Périgord,...).
- Répartition française : Très fréquent en France non méditerranéenne.
- Répartition régionale : Toute la région
- Ecologie locale : Présent dans la plus part des pairies basses ou peu hautes et peu
denses.
- Statut régional ou départemental : Stable
- Ecologie : Dans l'étage Collinéen et dans l'étage Subméditerranéen il est surtout
fréquent dans les pelouses mésophiles à xérophiles, et avec de la végétation plutôt hautes
(plus de 25 cm).
- Répartition française : Morbihan (Malansac ! Quiberon), l'Orne ( !), la région parisienne et
la Haute-Marne. Indiqué récemment de la Manche (Coordination Orthoptères Normandie,
1997 et 1998), ce qui n'est pas impossible.
- Répartition régionale : Toute la région
- Ecologie locale : Dans les prairies mésohumides à mésoxériques, parcelles AH.
- Statut régional ou départemental : Stable.
Gcam - Gryllus campestris L. (1758) GRYLLIDAE
BL p. 168
- Chorologie générale : Région paléarctique occidentale, au nord jusque dans le sud de
l'Angleterre et en Scandinavie, au sud jusqu'au Haut Atlas marocain, à l'est jusqu'en Asie
occidentale.
- Ecologie : L'intervalle bioclimatique couvert est très vaste, et à cheval sur les domaines
xérique et axérique : prairies et fruticées ouvertes, surtout dans les étages
Subméditerranéen et Collinéen.
- Répartition française : Toute la France. En régression dans le Nord de son aire générale,
et aussi dans le Nord de la France. « Menacé » en Suisse.
- Répartition régionale : Toute la région.
- Ecologie locale : Dans les prairies AH et AI 102
- Statut régional ou départemental : Stable. Espèce en diapause et juvénile pendant
l'inventaire. Espèce précoce.
Mpar - Mecostethus parapleurus (Hagenbach, 1822)) CAELIFERA
BL p. 258
- Chorologie générale : Partie non ou peu méditerranéenne de l'Eurasie méridionale (y
compris l'Espagne septentrionale). Vers l'est atteint le Nord de la Chine et le Japon.
- Ecologie : Prairies humides ou mésohumides, dans les étages Subméditerranéen,
Collinéen et Boréo-Montagnard.
- Répartition française : En France présent dans les 4 / 5e sud-orientaux du territoire :
signalé récemment vers l'ouest et le nord jusque dans le Maine-et-Loire, l'Orne, l'extrémité
NW de l'Eure et le sud de l'Aisne.
- Répartition régionale : Toute la région.
- Ecologie locale : Dans toutes les parcelles humides et mésohumide. Espèce pionnière
dans les prairies travaillées et non ressemées ou traitées. Dominantes dans les cariçaies
uniformes.
- Statut régional ou départemental : Déterminant en Poitou-Charentes. Comme au niveau
national, cette espèce est menacée dans notre région (climats Subméditerranéen et
Collinéen)
Mrel - Mantis religiosa L.(1758) MANTODEA
- Chorologie générale : Europe méridionale, au nord jusqu'en Belgique et en Pologne.
Asie. Afrique Du Nord, à l'est jusqu'en Tunisie. Au Maroc, principalement dans le Nord et
en altitude ; mais aussi jusqu'à des latitudes sahariennes le long du littoral atlantique.
Introduit aux Etats-Unis.
- Ecologie : Pelouses sèches et prairies mésohumides ou humides, dans les étages
Subméditerranéen. Transgresse dans l'étage Collinéen. Espèce très menacée en Ile-de-
France (LUQUET, 1991).
- Répartition française : Dans toute la France avec plus ou moins de couverture.
- Répartition régionale : Toute la région.
- Ecologie locale : Dans plusieurs parcelles à strate végétale moyenne à haute. Dans la
parcelle 102, cette observation a été réalisée avant qu'elle soit gyrobroyée (Mrel).
- Statut régional ou départemental : Stable.
Nsyl - Nemobius sylvestris (BOSC, 1792) GRYLLIDAE
BL p.178
- Chorologie générale : Région paléarctique occidentale, des Canaries et des Açores à la
Pologne et peut-être à la Crimée. Au nord jusqu'en Hollande et dans l'extrême sud de
l'Angleterre. Cité au sud jusque sur la côte maghrébine de la Méditerranée (Tanger et
Bône).
- Ecologie : Litière des bois et, plus généralement, litière sous les arbres. Présent aussi
dans des formations purement herbacées, mais avec une bien moindre fréquence. Etages
Subméditerranéen, Collinéen entre autre.
- Répartition française : Toute la France.
- Répartition régionale : Toute la région.
- Ecologie locale : Dans une haies près de la parcelle AH 35.
- Statut régional ou départemental : Stable.
Ocae - Oedipoda caerulescens (L., 1758) CAELIFERA
BL p. 238
- Chorologie générale : Région paléarctique, au sud jusqu'au Sahara, à l'est au moins
jusqu'en Asie centrale.
- Ecologie : Xérothermophile en France, et nettement géophile ; mais il se réfugie au
moyen Maroc dans les bois clairs. Par ailleurs il transgresse dans certaines synusies
xérophiles de l'étage Collinéen et Boréo-Montagnard, et même Boréo-Subalpin (elle a été
notée jusqu'à 2 000 m en Suisse). En régression dans le Nord de son aire.
- Répartition française : Limité dans le Nord du pays. Protégé en Ile-de-France, où il est
cependant à nouveau plus commun depuis quelques années (LUQUET, 1994).
- Répartition régionale : Présent dans les milieux Xériques au sol partiellement nu.
- Ecologie locale : Il n'est pas facile d'expliquer sa présence uniquement dans les
parcelles AH 40 et AH 41 ; Voir discussion ci-dessous.
- Statut régional ou départemental : Stable. Peut-être en extension.
Pgio - Pezotettix giornai (ROSSI, 1794) CAELIFERA
BL p. 218
- Chorologie générale : Europe méridionale (au nord jusque dans le midi français, le sud
de la Suisse, la Hongrie, la Roumanie) ; Maghreb (au sud jusqu'à Ifni) ; Asie occidentale (à
l'est jusqu'en Turquie et dans la région du nord-Caucase).
- Ecologie : Ermes, pelouses et fruticées ouvertes. Dans l'étage Subméditerranéen,
surtout fréquent dans les formations herbacées. Transgresse localement dans l'étage
Collinéen.
- Répartition française : En France remonte par l'ouest jusque dans le sud de la Vendée
(DUSOULIER, in litt.), le sud du Maine-et-Loire, de l'Indre-et-Loire (d'après CLOUPEAU,
1988, une seule station au nord de la Loire, près de Tours) et de l'Indre ; et remonte par la
vallée du Rhône jusque dans la Drôme.
- Répartition régionale : Toute la région, plus limité dans le nord.
- Ecologie locale : Dans plusieurs parcelles plutôt mésohumides à mésoxériques.
- Statut régional ou départemental : Commun, stable.
{Pezotettix giornal}
Oruf - Omocestus rufipes ( ZETTERSTEDT, 1821) CAELIFERA
BL p. 308
- Chorologie générale : Eurasie, au sud jusqu'en Andalousie (ou seulement en Espagne
centrale ?), au nord jusqu'en Scandinavie, à l'est jusqu'en Sibérie méridionale,
Kazakhstan et Turquie.
- Ecologie : Prairies, prairies landicoles, pelouses et garides, dans les étages
Subméditerranéen et Collinéen. Transgresse localement dans l'étage Boréo-Montagnard . Cette espèce est bivoltine dans le sud de la France.
- Répartition française : Indiqué pratiquement de tous les départements de France.
- Répartition régionale : Toute la région.
- Ecologie locale : Dans plusieurs parcelles humides ou pas.
- Statut régional ou départemental : Stable.
Pgri - Pholidoptera griseoaptera (DE Geer, 1773) ENSIFERA
BL p. 142
- Chorologie générale : Europe ; au nord jusque dans le sud de la Scandinavie, au sud
jusqu'en Espagne septentrionale, à l'est jusqu'en Turquie et dans le nord-Caucase.
- Ecologie : Etages Subméditerranéen, Collinéen et Boréo-Montagnard (semble absent
de l'étage orthoptérique méditerranéen de Corse). Surtout haies et bois,
subméditerranéen ou eurosibérien et fourrés et bois clairs, subméditerranéen ; mais aussi
prairies mésophiles Eurosibérien de l'étage Collinéen , d'où il transgresse dans les prairies
de l'étage Boréo-Montagnard ; enfin se rencontre aussi avec une certaine prédilection dans
les friches marécageuses hautes avec Conocephalus dorsalis (Latreille, 1804) .
- Répartition française : En France signalée partout (sauf en Corse).
- Répartition régionale : Toute la région. Commun dans la végétation ligneuse et arbustive
dense.
- Ecologie locale : Présent dans les parcelles proches de végétation arbustive.
- Statut régional ou départemental : Stable
{Pholidoptera griseoaptera}
Rnit - Ruspolia nitidula , ssp. nitidula (SCOPOLI, 1786) ENSIFERA
BL p. 109
- Chorologie générale : Afrique Du Nord et Europe méridionale ; au nord jusque dans la
Somme, l'Aisne, la Suisse, la Roumanie et le sud de l'Ukraine, à l'ouest jusqu'aux Açores.
Une autre sous-espèce, vicinus (Walker, 1869), dans la région éthiopienne.
Eteinte en Allemagne (Wurtemberg), « menacée de disparition » dans le Nord de la
Suisse.
- Ecologie : Prairies et fourrés, dans les étages Subméditerranéen et Collinéen.
Transgresse dans l'étage Boréo-Montagnard .
- Répartition française : protégé en Ile-de-France.
- Répartition régionale : Dans toute la région.
- Ecologie locale : Présent à peu près dans toutes les parcelles à strate végétale au moins
moyenne et pas trop dense.
- Statut régional ou départemental : Stable.
Tsub - Tetrix subulata (L., 1758) CAELIFERA
BL p.192
- Chorologie générale : Europe ; au nord jusqu'au-delà du cercle polaire, au sud jusqu'en
Espagne moyenne (ou bien jusqu'à Gibraltar ?), à l'est jusqu'en Turquie d'Europe (ou bien
jusque dans les déserts asiatiques ?).
- Ecologie : Etages Subméditerranéen et Collinéen, mais aussi Boréo-Montagnard et
Boréo-Subalpin dans le Nord de l'aire. Fréquente à coup sûr les milieux humides dans
l'étage Collinéen, notamment les plages vaseuses, mais aussi des biotopes mésophiles,
par exemple en Basse Ariège. Citée aussi d'endroits franchement secs ; mais les
déterminations correspondantes sont-elles correctes ?
- Répartition française : Présent partout en France.
- Répartition régionale : Dans toute la région.
- Ecologie locale : Dans la parcelle 58. Certainement dans d'autres, mais observable plus
tôt, au printemps.
- Statut régional ou départemental : Stable
Les espèces potentielles non observées commentées
Parmi les orthoptères qui n'ont pas été observés dans les marais et dont les milieux
serait favorable, on peut citer les espèces suivantes :
- Cscu - Cyrtaspis scutata (FISCHER, 1853) ENSIFERA
Cette espèce uniquement arboricole se rencontre dans le bioclimat
Subméditerranéen et déborde dans le Collinéen.
Elle est difficile à observer et ses observations ne se font que dans les cas de grand
vent qui déstabilise les individus, ceux-ci tombant au sol. On peut parfois la voir se
réchauffant sur les murs l'hiver, même quand les températures sont au dessous de 0°,
jusqu'à -6°.
Cscu est relativement rare.
Une recherche au filet fauchoir à cinq mètres de hauteur n'a rien donné. Peut-être
se trouve-t-il plus haut ou tout simplement n'est il pas présent ici. Dans ce cas c'est
certainement l'humidité de l'air ambiante qui est trop importante pour l'espèce.
Cscu est une espèce Déterminante en Poitou-Charentes.
Mtha - Meconema thalassinum
Egalement arboricole, cette espèce se rencontre dans les mêmes conditions que la
précédente. Elle est un peu plus fréquente. Les mêmes observations sur son absence
sont à noter.
Pfal - Phaneroptera falcata (PODA, 1761) ENSIFERA
Espèce commune dans les milieux xériques. Elle aurait pu se trouver en bordure
des parcelles AH. Cependant cette espèce est tellement visible que si elle était présente,
je l'aurais certainement remarquée. Mais le doute peut subsister !
Pnan - Phaneroptera nana , ssp. nana FIEBER (1853) ENSIFERA
Plus xérothermophile que la précédente. Cette espèce aurait pu se rencontrer ici.
Même remarques.
Les orthoptères du Marais de St Georges de Rex 79 (Marais Poitevin)
18
Dver - Decticus verrucivorus
Manifestement en voie de raréfaction dver pourrait être présent dans les marais de
St Georges. Sa précocité le rend pratiquement disparu à partir de la dernière quinzaine de
juillet. L'étude a commencé trop tard pour s'assurer de sa présence ici à mon avis.
dver est déterminant en PC.
Opel - Oecanthus pellucens (SCOPOLI, 1763) CAELIFERA
Après une sortie nocturne, on peut assurer que ce grillon n'est manifestement pas
présent dans les parcelles inventoriées. O.pellucens Colonise la végétation ligneuse de
0,60m à 2m.
Si je mentionne cette espèce, c'est d'une part, à cause de sa présence au nord du
Marais dans des terrains en friche et d'autre part, parce qu'elle pourrait bien coloniser les
parcelles AH à strate végétale supérieure à 1mètre dans les années à venir, vu la
tendance climatique.
Phey - Pteronemobius heydenii
Ce petit grillon relativement rare, est présent en nombre quand on a la chance de
l'observer dans un milieu favorable, je fais les mêmes remarques que pour dver, puisqu'il
colonise généralement des milieux identiques.
phey est déterminant en PC.
Ptri – Paracinema tricolor bisignata
Cette espèce est très hygrophile. Ptri est un orthoptère vagile [3]
ptri est déterminant en Poitou-Charentes. Peu fréquent, il peut être considéré comme rare
et ses milieux de prédilection sont menacés comme l'espèce.
Les relevés orthoptériques
Les relevés ont été réalisés suivant le principe décrit dans le paragraphe
« Méthode ».
Pendant la période de réalisation de cette étude, les relevés n'ont pas tous été
effectués dans les mêmes conditions. En effet, au début, les observations ont bénéficié
d'une végétation assez luxuriante, peu piétinée et non gyrobroyée. Ensuite le 11 août
2005, un gyrobroyage a été opéré avec un gros tracteur rapide. Bien que le travail fut
commencé à mon arrivée, j'ai pu faire quelques propositions à Mr GELOT qu'il a très bien
comprises (conserver la parti à fougères – AI 58F-, il a demandé à l'entrepreneur de ne
pas broyer la partie nord de la parcelle- AI 58N- et de ne broyer que les parties arbustive –
pousses de frênes en particulier- une roselière au NW de cette parcelle à été partiellement
épargnée). Monsieur GUICHETEAU a procédé à un broyage radical de certaines parcelles
très intéressantes en particulier la – AI92- le travail était désolant (végétation broyée à ras
et terrain à nu et remué sur une bonne partie de sa surface). Une information préalable
aurait modifié l'impact perturbant pour ces populations orthoptériques et autres. Ces
travaux dégradant pour celles-ci, ont été réalisés en plus, à la mauvaise période et par un
temps inapproprié. En milieu de saison le gyrobroyage et dans une moindre mesure le
piétinement, associés à la sècheresse, ont fait réagir les orthoptères brutalement puisque
certaines espèces ont disparus. Conocephalus dorsalis en particulier, à partir du 15 août je n'en ai plus revu dans la parcelle –AI58-, par exemple, ni dans la -AI 92-. Les parcelles
AI 88- et -AI89- ont subit le même sort. L'ensemble des parcelles -AI 98- et -AI99- était
colonisé par M. parapleurus avec une densité surprenante. Sur presque la totalité de la
parcelle j'ai observé 2 individus /m², ce que je n'avais jamais vu auparavant. Après le
gyrobroyage, l'hécatombe était évidente (voir « Les Propositions de Gestion »).
Tableau des relevés
Dans ce premier tableau brut sont représentés la totalité des espèces observées
ainsi que les relevés les plus significatifs des prairies. Certains relevés ne seront pas
repris dans la classification de ceux-ci à cause de leur trop faible quantité d'espèces et
certaines espèces seront également retirées pour leur trop faible représentation dans
l'ensemble des relevés (Ces espèces n'en restent, évidemment, pas moins présentes sur
le terrain).
Les lignes représentent les espèces qui sont nommées dans les tableaux par leurs
initiales que l'on pourra retrouver dans la liste des espèces.
Les colonnes correspondent aux relevés et sont désignés par le numéro des
parcelles ou ils ont été effectués. Dans certaines parcelles plusieurs relevés ont été
réalisés ce qui justifie les lettres ajoutées : h : haut ; m : milieu ; b : bas ; N : Nord ; F :
Fougères ; E : Est ; W : Ouest.
0 en bleu espèce absente, 1 en jaune espèce présente.
La ligne du bas correspond au nombre d'espèces par relevés.
La colonne de gauche au nombre de relevés colonisés par l'espèce.
Les espèces surlignées en vert sont déterminantes en Poitou-Charentes.
- Commentaire du tableau A :
Plusieurs espèces n'ont été observées qu'une seule fois il s'agit de :
- Tetrix ceperoi (Bolivar, 1887)
- Tetrix subulata (L., 1758)
- Tetrix undulata (Sowerby, 1806)
Ces trois espèces sont relativement petites (environ 1cm) donc peu faciles à voir,
mais la période adulte de ces espèces est le début du printemps. C'est à cette saison que
l'on s'assura de leur présence, l'été les individus sont trop rares.
Chorthippus mollis mollis (Charpentier, 1825)
C.mollis est une espèce rare déterminante et menacée en Poitou-Charentes. Elle a
été observée dans un seul endroit dans les Marais de St Georges de Rex (AI102). C'est
une espèce de milieu xérique landicoles ou de prairies sèches écorchées.
Ces quatre espèces seront sorties de ce tableau pour la réalisation des
groupements. Leur faible fréquence fausserait l'analyse.
Les autres orthoptères présents sont habituels de ces milieux mésohumides à
xérique.
Nous nous trouvons donc devant un groupement mésoxérophile avec les parcelles
AH 41 et 42, suite à l'action menée qui ne correspond pas à une gestion conservatoire.
Je n'ai pas voulu séparer les relevés de ces parcelles de celui effectué dans la AI
102 à cause de la présence de O .caerulescens.
L'AFC a bien placé ce dernier relevé, sur le plan 1 et 2, entre AH 40 et le
groupement 4. Ce relevé AI102 n'est pourtant pas associable au groupement 4.
J'aurais pu isoler ce relevé puisque manifestement, il est plus évolué que les deux
autres, d'autant plus que le gyrobroyage a éliminé les espèces des strates végétales
hautes. Il semble avoir bénéficié d'un apport orthoptérique de la bordure du chemin,
puisque la colonisation de quelques autres espèces a été très rapide. Cela n'est pas
étonnant vu la nouvelle configuration de la parcelle. On ne peut cependant pas conclure
que le relevé est stable puisque l'évolution peut prendre une autre voie suivant la gestion
qui sera adoptée.
Pour l'instant, ce relevé s'intégrerait dans la synusie des : Euchorthippo gallici –
C
alliptametum italici Defaut et Veneau, in Defaut (1997)). Cette synusie est
caractéristique des milieux mésoxérophiles dans les pelouses et prairies landicoles sur
calcaire et parfois sur granite (Dans la Vienne et les Deux Sèvres). Avant de confirmer ou
infirmer cette observation il faudra attendre les saisons prochaines. Si en 2006 l'aspect de
la parcelle (bien qu'un peu petite) diffère peu de 2005, Aiolopus thalassinus thalassinus
(Fabricius, 1781) au moins devrait s'y présenter.
Cette synusie relèverait de :
- Division : OECANTHEA PELLUCENTIS Defaut (1994)
- Classe : CHORTHIPPETEA BINOTATI Defaut (1994)
- Ordre : CHORTHIPETALLIA BINOTATI Defaut (1994, emend. 1997)
- Alliance : Pezottetigion giornae Defaut (1997)
- Synusie : Euchorthippo gallici – Calliptametum italici Defaut et Veneau, in
Defaut (1997)) A confirmer.
Dans cette division on se trouve bien en accord avec le bioclimat régional
Subméditerranéen Aquitain.
Dans ce groupement l'intérêt du REL AH102 (REL de milieux mésoxérique à
xérique) est indéniable. Ce REL est dans un environnement humide ou mésohumide
(marais) suivant la saison avec une espèce xérothermophile déterminante et rare en
Poitou-Charentes. Après le gyrobroyage, la parcelle a été rapidement colonisée sur
l'ensemble de sa surface par des espèces caractéristiques de tous les niveaux de la synusie proposée.
On peut donc envisager que son évolution serve de test pour évaluer la tendance
hygrométrique du marais dans un continuum avec les parcelles plus en contre bas jusqu'à
la AI92. (A condition que chacune retrouve un équilibre, comme en début juillet 2005, par
une gestion vraiment conservatoire).
Les deux autres REL (AI 40, 41) ne sont pas sans intérêt non plus puisque leur
situation est plutôt pionnière. Il s'agira donc d'assurer un suivi en fonction du mode de
gestion privilégié.
Groupement 4
La parcelle AH38 est certainement artificielle. Elle ne semble pas ou peu traitée.
Les orthoptères de ces relevés sont significatifs de ces milieux mésoxériques. La partie
ouest de la AH38 (38W) est plus humide que sa partie E, c'est la raison pour laquelle ont
n'y observe pas Euchorthippus elegantulus , ssp. gallicus (MARAN, 1957).
- Division : OECANTHEA PELLUCENTIS Defaut (1994)
- Classe : CHORTHIPPETEA BINOTATI Defaut (1994)
- Ordre : CHORTHIPETALLIA BINOTATI Defaut (1994, emend. 1997)
- Alliance : Pezottetigion giornae Defaut (1997)
- Synusie : Celle-ci ne semble pas construite et nous n'avons pas de relevés
associable à ceux-ci.
Ces REL apportent une diversité dans le marais et ils sont équilibrés. Ce mode de
gestion peut-être étendu aux parcelles suivantes (AH40, 41, 42) sans intrants chimiques et
sans retournement du terrain en profondeur, en attendant un retour de « l'humidité ».
Le Relevé AI100h
Ce relevé est esseulé dans l'AFC vu l'éventail d'orthoptères représentés. Plusieurs
strates végétales sont présentes dans ce relevé avec une répartition assez hétérogène.
On y observe les orthoptères des strates basses (10, 20 cm) avec des espèces des
strates plus hautes (40, 50 cm). (Voir tableau B). C'est un cas qui se présente dans des
conditions semblables dans la région, mais avec des relevés plus homogènes.
L'AFC a placé ce relevé entre le groupement 2 et 4, et pourquoi pas entre le
groupement 2 et 3 ?
Quand on regarde le tableau B, on comprend mieux la position du REL 100h dans le
graphique. Si on compare le relevé 100h et le groupement 2, le nombre de cas commun
entre présence/absence d'espèces, est de 14. Si nous faisons le même calcul entre REL
AI100h et le groupement 3 nous avons 11 cas semblables. La même opération entre REL
AI100h et le groupement 4, nous obtenons 14 cas identiques. Donc le REL 100h est plus
Les orthoptères du Marais de St Georges de Rex 79 (Marais Poitevin)
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près de GR. 2 et 4. Un autre caractère intervienne, entre autres, c'est la présence de
Oedipoda caerulescens (L., 1758) dans les trois relevés du GR 3. Il est complètement
absent des GR. 2 et 4.
Sommaire
Préambule
Résumé
Méthodologie
L’Analyse Factorielle des Correspondances
Les propositions de gestion
Impacts des différents modes de gestion, de fauche et de pâturage
La gestion des parcelles
Suivi de gestion
Conclusion
Bibliographie
[1] 1 DEFAUT B, Synopsis des Orthoptères de France, Bédeilhac, ASCETE, Matériaux Entomocénotiques,
n° hors série, 1999, 2ieme édition, 87p.
[2] 2 Les déterminations de KRUSEMAN (1998) ayant été faîtes sur collection, elles sont par exception sujettes à caution, car le seul critère
vraiment infaillible pour identifier Ch. mollis est fourni par la stridulation
[3] 3 S’envole rapidement à notre approche et à plusieurs dizaines de mètres