- - - Biodiversité en Poitou-Charentes Réseau Partenarial des Acteurs du Patrimoine Naturel de Poitou-Charentes
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Relations entre les espèces

Comprendre l’impact de certaines espèces invasives sur des espèces autochtones

Dans un écosystème coexistent plusieurs espèces entre lesquelles ils existent de nombreuses interactions. Les interactions les plus importantes entre les populations d'espèces sont :

  • la compétition,
  • la prédation,
  • le mutualisme.

D'autres interactions existent comme le commensalisme, la symbiose et le parasitisme.

La compétition

La compétition existe lorsque :

  • des individus de la même espèce ou d'espèces différentes, recherchent et exploitent la même ressource présente en quantité limitée
  • les ressources ne sont pas limitées mais que les organismes en concurrence se nuisent (un abri, un site de nidification…)

Deux types de compétition existent

  • La compétition intraspécifique (individus appartenant à la même espèce) peut se manifester pour
    • les ressources alimentaires,
    • la reproduction,
    • le territoire...
  • La compétition interspécifique (individus appartenant à des espèces différentes) est indissociable de celle de niche écologique.

Deux espèces exploitant la même niche écologique seront forcement en compétition ce qui aboutit, au bout d'une période plus ou moins longue, à l'exclusion d'une des deux espèces.

Exemple

La cistude d’Europe (Emys orbicularis) (espèce locale) et la tortue de Floride (Trachemys scripta) (espèce exotique) entrent en compétition sur des zones dites de "bain de soleil". La température corporelle des tortues, comme tous les reptiles, varie avec celle de leur milieu extérieur.

Leur physiologie (reproduction, digestion..) et leur écologie (déplacements) vont dépendre de la température extérieure. Ils ont besoin de s'exposer au soleil afin d'emmagasiner de la chaleur. Il pourrait donc y avoir compétition entre les deux espèces lorsque ces zones sont en quantité limitée, au détriment, probablement, des Cistudes d'Europe.

La prédation

La prédation est la relation la plus manifeste des relations entre les populations. Généralement, le prédateur et la proie appartiennent à deux espèces différentes, bien que le cannibalisme s'observe chez de nombreux animaux.

On appelle prédateur, au sens large, tout organisme libre qui se nourrit aux dépens d'un autre. Cette définition permet de considérer les animaux herbivores comme des prédateurs de végétaux.

De même, le parasitisme, peut être considéré comme un cas particulier de la prédation. Le parasite se nourrit et se développe au dépend d'une espèce. Mais contrairement aux prédateurs il n'a pas toujours pour finalité de tuer son hôte. Les parasites peuvent se développer :

  • à la surface de leur hôte, on parle alors d'ectoparasite
  • à l'intérieur de leur hôte, on parle alors d'endoparasite

Dans les biocénoses, le facteur initial du transfert de l'énergie et de matière est la prédation. Elle constitue un processus écologique essentiel qui contrôle les populations.

Les effectifs de proies conditionnent le taux de croissance de leurs prédateurs et inversement.

Le mutualisme

Le mutualisme est une interaction biologique dans laquelle les deux partenaires trouvent un avantage, celui-ci pouvant être la protection, l'apport de nutriments, la pollinisation, la dispersion, etc.

Exemple

De nombreux protozoaires ou bactéries aident toutes sortes d'animaux à digérer leur nourriture, en échange du gîte. C'est le cas des flagellés du tube digestif des termites, qui assurent la digestion de la cellulose.

La symbiose

La symbiose est une intéraction biologique dans laquelle les deux partenaires ne peuvent pas vivre l'un sans l'autre. Par exemple, les lichens sont une association antre une algue photosynthétique et un champignon : le champignon fournit à l'algue un support, les sels minéraux et une réserve d'humidité. En échange de quoi, l'algue fournit au champignon les nutriments issus de la photosynthèse.

Le commensalisme

Le commensalisme est une interaction biologique à bénéfice non réciproque où l'un des partenaires n'a aucune influence sur l'autre. Par exemple, le héron garde bœufs et le bétail constitue un exemple de commensalisme véritable : les hérons accompagnent le bétail qui fait lever les insectes et les autres animaux de la végétation. Les oiseaux augmentent alors leur apport alimentaire.

Pour en savoir plus sur : qu’est-ce qu’une population ?

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