La biodiversité en Poitou-Charentes

     

Ragondin

Description

Ragondin (Rémy CABIROL - Vienne Nature)Le ragondin (Myocastor coypus) ou myocastor est un rongeur aquatique originaire d’Amérique du Sud. Il fût introduit en France à la fin du XIXèmesiècle pour la pelleterie.

Le ragondin a un corps massif, une grosse tête, de petites oreilles, des pieds en partie palmés,une longue queue cylindrique dénudée. Pelage brun foncé à brun roussâtre, ventre et pattes brun clair, lèvres et menton blancs (longueur : 65 à 105 cm dont 25 à 45 cm pour la queue ; poids : 2,5 à 9 kg). Le mâle est plus grand que la femelle.
Le ragondin habite les marais, étangs, lacs, cours d’eau et estuaire mais aussi les fossés ou les lagunes de traitement des eaux. C’est un animal à activité nocturne.

Dégâts

En forte population Population Ensemble d’êtres vivants d’une même espèce, occupant un territoire déterminé, présentant des caractéristiques propres et qui se perpétuent dans le temps. , le minage des berges peut être important ; il favorise leur érosion, leur fragilité et le déchaussement des arbres. L’effondrement des berges et la sape des ouvrages (digues, talus et lagunes) peuvent engendrer des risques d’inondation, des dommages aux infrastructures (ponts, chemins, routes en bordure de rivière ou sur une chaussée de plan d’eau artificiel) et altérer la qualité de l’eau ( pollution Pollution Dégradation de la qualité d’un produit ou d’un milieu qui affecte son aptitude à certains usages ou à servir de support à la vie de certains organismes. , turbidité, etc.…). Le ragondin peut s’attaquer aux céréales, fourrages, légumes, oléagineux, légumineuses Légumineuse Plante contenant des protéines et des acides aminés essentiels et ayant une forte capacité à fixer l’azote atmosphérique. En agriculture elle est utilisée dans un but alimentaire pour les hommes et les animaux (ex : trèfle, luzerne, pois, haricot). et consomme quotidiennement entre 25 et 40 % de son poids en végétaux frais et en gaspille près du double.

Impacts sur le milieu naturel

Ils contribuent à réduire ou altérer l’habitat d’autres espèces Espèce Groupe d’individus qui ont la possibilité de se reproduire entre eux dans la nature et dont la descendance est fertile. (frayère à poisson, niche écologique du vison d’Europe menacé aujourd’hui d’extinction, râle des genêts etc.…). Par voie de conséquence, ils peuvent contribuer aussi à la diminution de la biodiversité animale et végétale.

Aspects sanitaires

Le ragondin est porteur de nombreuses maladies transmissibles à l’homme ou aux animaux domestiques (brucellose, tularémie, douve du foie, fièvre Q, leptospirose…). La leptospirose est une maladie infectieuse présente dans l’eau. Sont donc potentiellement en danger : les pêcheurs, les chasseurs, les piégeurs, toutes les personnes travaillant sur les ouvrages hydrauliques, les pratiquants de sport aquatiques d’eau douce, les enfants qui jouent sur les bords de cours d’eau.

Lutte contre le ragondin

A défaut de prédateurs naturels, seules les périodes de grand froid permettent de limiter naturellement ces rongeurs. Par conséquent si les conditions climatiques ne sont pas suffisantes (les périodes de grands froids sont assez rares en climat océanique tempéré), il n’y a que l’action de l’homme par le biais de moyens de lutte divers et variés qui permettra d’enrayer le développement de ces rongeurs. Toutefois, la présence de plus en plus importante des silures semblerait avoir une incidence sur la régulation des jeunes populations. Les méthodes utilisées sont le piégeage, le tir au fusil et plus anecdotiques : le tir à l’arc, le déterrage. La lutte chimique est interdite depuis 2009.
Les FDGDON du Poitou-Charentes coordonnent les luttes collectives.

> Pour en savoir plus sur les espèces invasives sur le site du RPAPN

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