Biodiversité en Poitou-Charentes
Réseau Partenarial des Acteurs du Patrimoine Naturel de Poitou-Charentes
Avec le chargé de mission du Conservatoire d'Espaces Naturels du Poitou- Charentes Raphaël Grimaldi pour les Deux-Sèvres et Dominique Giret du Parc Interrégional du Marais Poitevin, une première visite sur le terrain le 5 juillet 2005, nous a permis de définir Vingt-cinq parcelles à inventorier. D'autres parcelles ont fait l'objet de relevés afin d'en augmenter le nombre en étoffant les groupements pour confirmer leur nature.
L'inventaire s'effectue par relevés d'espèces dont les emplacements ont été précédemment choisis en fonction de l'aspect homogène des différentes formations végétales (Je dis bien formation et non association). La répartition de la hauteur de la strate, de la densité de la végétation ainsi que la surface de sol nu, son humidité (ou sa sècheresse), sa pente et son orientation cardinale sont les principaux critères qui délimitent un choix de milieu ou le relevé peu être effectué.
Le choix d'un milieu végétal homogène est une base d'observation. Il est retenu dans l'immédiat, mais par la suite on comprendra aisément que c'est l'homogénéité faunistique qui définira le périmètre du relevé, lors de la réalisation du relevé orthoptérique lui-même. Cette homogénéité faunistique définit un microécosystème.
Dans la zone choisie le relevé se réalise par transect en bande ou par trajet hélicoïdale extensif, c'est-à-dire commençant par le milieu de la zone et en continuant vers l'extérieur, ce qui conduit à déterminer l'aire minimale. Celle-ci se constate de la façon suivante :
Quand on commence le relevé, le secteur initial fait environ 10m². Un nombre d'espèces va être identifié.
En avançant on va doubler la surface. D'autres espèces vont apparaître. Ainsi, à chaque fois que l'on va doubler la surface précédente de nouveaux orthoptères apparaissent et ceci se répète jusqu'au moment ou l'on ne trouve plus de nouvelles espèces.
Là, l'aire minimale est atteinte. Si on continue le relevé jusqu'à l'exploration d'une certaine surface, on ne rencontre plus de nouvelles espèces. On est donc toujours dans la même biocénose orthoptérique.
Ensuite quand on continue le parcours on fini par trouver de nouveaux orthoptères. A ce moment on considère que l'on entre dans un nouveau milieu. Un nouveau relevé peut commencer. On comprend ainsi aisément que, en définitive, on tient compte uniquement d'un relevé faunistiquement homogène.
Les relevés sont ensuite regroupés. Ces premiers regroupements sont réalisés « manuellement » en fonctions des compositions orthoptériques les plus évidentes dans relevés. Généralement, quand des micro- ou nanoécosystèmes sont très différents, l'opération est relativement facile. Cependant, une Analyse Factorielle des correspondances s'avère alors nécessaire pour une classification plus fine et pour une définition des groupements les moins évidents. Une incertitude peut subsister quand les relevés sont atypiques soit parce que incomplets pour cause d'instabilité des milieux ou parce qu'ils relèvent manifestement d'une autre écologie. Il faut cependant garder à l'esprit que c'est à soi-même que revient l'interprétation des résultats de l'AFC et donc le dernier mot. Quand on n'arrive pas à définir les synusies jusqu'à la base, on se limite aux unités syntaxonomiques supérieures.
Sommaire
Préambule
Résumé
Résultats des observations
L’Analyse Factorielle des Correspondances
Les propositions de gestion
Impacts des différents modes de gestion, de fauche et de pâturage
La gestion des parcelles
Suivi de gestion
Conclusion
Bibliographie