La biodiversité en Poitou-Charentes

     
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Les grottes et la biodiversité

A l’intérieur de ces cavités règnent des conditions très particulières : absence de lumière, forte humidité et température constante toute l’année. La végétation (algues et mousses) qui n’est présente qu’à l’entrée des grottes induit une chaîne alimentaire bien spécifique composée de bactéries Bactérie Micro organisme vivant unicellulaire (procaryote) ne contenant pas de noyau cellulaire. et d’espèces Espèce Groupe d’individus qui ont la possibilité de se reproduire entre eux dans la nature et dont la descendance est fertile. extrêmement spécialisées, souvent derniers représentants de groupes anciens éteints par ailleurs : arthropodes et mollusques.
Ces cavités hébergent également un groupe de mammifères Mammifère Classe de vertébrés supérieurs homéothermes ("à température constante"), portant des mamelles. particulièrement sensibles et dont toutes les espèces sont protégées au niveau national : les chiroptères ou chauves-souris.
En effet, même si les espèces purement troglophiles sont rares, ces mammifères fréquentent la plupart des sites hypogés de la région à un moment de leur cycle de vie : hibernation Hibernation Etat permettant aux animaux de ralentir leur métabolisme lors duquel leur température corporelle est inférieure à la normale. Au cours de cette phase ils consomment leurs réserves de graisse accumulées pendant la saison d’activité. , reproduction ou étape migratoire. L’essentiel des gîtes abrite quelques individus mais le Poitou-Charentes compte quelques sites des plus remarquables en France telles :

  • les carrières de Saint-Savinien en Charente-Maritime (27-ha), site régional majeur pour l’hivernage de plusieurs centaines d’individus d’une douzaine d’espèces- ;
  • la grotte naturelle de Rancogne en Charente (plus de 2 Km de galeries), une des plus remarquables cavités à Chiroptères de France dont les effectifs hivernants dépassent les 20.000 individus.
    Des espèces comme la barbastelle (Barbastella barbastellus), le grand Murin Myotis myotis) et le rhinolophe Euryale (Rhinolophus euryale) habitent les cavités de la région.
    Le caractère archaïque des invertébrés et le statut précaire des espèces de chiroptères qui peuplent ces milieux hypogés en font des sites d’un grand intérêt patrimonial à conserver.
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