La biodiversité en Poitou-Charentes

     
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Le sanglier

origine de l’information : Fédération Régionale des Chasseurs Poitou-charentes

Description

« De la taille d’un porc domestique »

Nom de la femelle : Laie (au-delà de 3 ans) puis vieille laie
Nom du mâle : ragot(au-delà de 3 ans) puis vieux sanglier
Nom du jeune : Marcassin puis bête rousse(4 – 5 mois) et enfin bête noire à 1 an

Animal trapu, puissant, très expressif, à la tête volumineuse

Hauteur : 60 à110 cm
Longueur : 110 à 180 cm
Poids moyen : 80-90 kg (femelles) ; mâles jusqu’à 170 kg

Vidéo du sanglier

Les oreilles, souvent dressées, sont peu développées et les yeux (mirettes)semblent petits comparés à la tête imposante.
La queue (vrille) portée droite mesure 15 à 20cm et se termine par une touffe de poils sombres.
Tête longue et pointue terminée par le groin (boutoir)
Chez le mâle surtout et chez les vieilles laies les canines sont très développées. D’une croissance continue, elles s’usent les unes contre les autres et deviennent très coupantes
(Défenses et grés pour le mâle, crocs ou crochets pour la femelle).

Pelage épais constitué de la « bourre » et de poils de couverture les « soies »
Colorations variables évoluant avec les saisons et l’age de l’animal
La livrée caractéristique du marcassin est un mélange de rayures brunes et noires sur fond roux et gris.
Pelage roux par la suite puis noir (avec des variations des soies du gris au jaunâtre)

Classe : Mammifères Mammifère Classe de vertébrés supérieurs homéothermes ("à température constante"), portant des mamelles.
Ordre : Artiodactyles
Famille : Suidés
Espèce Espèce Groupe d’individus qui ont la possibilité de se reproduire entre eux dans la nature et dont la descendance est fertile.  : Sanglier, Sus scrofa

Habitudes de vie

Habitat :Le sanglier habite tous les milieux pourvu qu’il y trouve l’eau, la nourriture et une végétation épaisse pour se dissimuler ; maquis, landes, marais, forêts, bosquets, plaines, zones cultivées, montagne…
S’adapte très facilement et supporte bien le froid et la neige.

Alimentation : Un omnivore qui sait s’adapter causant d’importants dégâts. Sa nourriture, presque essentiellement végétale, est composée de plantes cultivées ou non ( blé, avoine, maïs ou racines, rhizomes, champignons, pousses de graminées), de fruits (glands, faines) . La nourriture animale est constituée de vers de terre, insectes, petits oiseaux, petits mammifères ( mulots, campagnols, lapins ) batraciens, reptiles, poissons et charognes diverses

Reproduction : Pour la laie, une phase importante de repos sexuel à lieu en été et dure jusqu’en novembre. A partir de cet instant, marquages olfactifs, intimidations et bagarres se multiplient. Un mâle dominant à seul le droit de couvrir les femelles

Gestation : 4 mois
Naissances : Avril-Mai .2 à6 marcassins par portée dans le nid appelé « chaudron »
(Branches, herbes séchées, feuillages entassés )
Parfois, deux mises bas ont lieu dans la même année (événement lié aux ressources alimentaires abondantes)

Emploi du temps-Territoire- Communication

Activité nocturne (surtout alimentaire ) et repos diurne caractérisent le sanglier. Les animaux vivent en population Population Ensemble d’êtres vivants d’une même espèce, occupant un territoire déterminé, présentant des caractéristiques propres et qui se perpétuent dans le temps. sédentaire. Les rares à s’éloigner nettement sont les mâles chassés de la compagnie au moment du rut.
Le domaine occupé va de 3000 à15000 hectares. Les sangliers sont peu fidèles à leur lieu de repos, la bauge.
Les laies regroupées à deux ou quatre vivent avec leurs jeunes en « compagnies »
Les mâles sont plutôt solitaires.
La communication entre sangliers est liée à une multitude de sons ( cris de combat, de défense, de faim, de peur, de plainte…), à des signaux visuels ( attitudes de la tête, hérissement des poils, contacts…), à des signaux olfactifs (par la bave, les glandes odorantes…)
Une perception tactile du milieu exceptionnelle par le groin, les poils tactiles, les pattes, les lèvres supérieures.

Localisation-Survie

Présent dans toute la France (avec une sous espèce en corse), les effectifs sont en évolution constante.
Les relations avec l’homme sont parfois difficiles ( dégâts, collisions…)

D’une grande résistance à la maladie et parfois adapté aux modifications du milieu, il convient de surveiller l’évolution des populations afin de limiter les dégâts ( gestion par la chasse) et de réaliser des aménagements, de mettre en place des protections…
Des problèmes importants proviennent de populations sauvages croisées avec le cochon domestique !

Les modes de chasse de la bête noire ; chasse à courre, chasse à tir (individuelle ou collective ), aux chiens courants ou en battue, à l’approche ou à l’affût.

Bibliographie

Le sanglier. Jean-Louis Bouldoire Hatier Faune sauvage
Jacques Vassant

Le sanglier Office national de la chasse

Mammifères sauvages d’Europe. Robert Hainard Delachaux

Ma vie chez les sangliers. Heinz Meynhardt Hatier

Indices et traces des animaux sauvages. Crepin Leblond

Guide des traces d’animaux. Delachaux & Niestlé

Inventaire de la faune de France. Nathan

Si vous souhaitez plus d’informations sur les différentes espèces vivant en forêt consultez les autres fiches

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