Biodiversité en Poitou-Charentes
Réseau Partenarial des Acteurs du Patrimoine Naturel de Poitou-Charentes
| lu | ma | me | je | ve | sa | di |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 29 | 30 | 31 | 1 | 2 | 3 | 4 |
| 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 |
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 |
| 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 |
| 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | 1 |
| 11/01: Balade nature |
| 18/01: Botanique en Charente |
L'activité aquacole s'organise au sein de coopératives qui promeuvent la qualité de la production et le respect de l'environnement. Ainsi, la promotion de leurs produits, via des labels qualités (Certificat Conformité Produit - CCP), est très dépendante de la qualité du patrimoine naturel littoral.
Il est donc primordial de préserver ce patrimoine écologique que sont les zones humides (marais salants et aquacoles), afin de garantir le bon état de cette activité économique.
En région
Les marais littoraux ont été façonnés dès le Moyen-Age par l'activité salicole, puis ils ont été rénovés pour la production d'huîtres, de moules et de poissons :
Notons cependant qu'il existe quelques élevages d'eau douce en étangs (dont peu sont organisés en coopératives) qui présentent un impact fort sur les milieux naturels et la qualité de l'eau.
La bonne « santé » de cette activité économique dépend directement de l'état du patrimoine naturel marin et d'eau douce, car l'exploitation halieutique (pêche commerciale et récolte d'animaux et de végétaux) se base sur des prélèvements effectués directement sur les ressources biologiques marines et dulçaquicoles.
Une grande diversité d'espèces sauvages est exploitée, que ce soit des poissons, des crustacés, des mollusques ou des végétaux. 34 espèces de poissons sont couramment prélevées dans le golfe de Gascogne, dans les différents compartiments de cet écosystème : dans la masse d'eau, pélagique (anchois et céphalopodes surtout), près du fond, démersal (merlu principalement) et sur le fond, benthique (sole, langoustine, baudroie) ainsi que dans les cours d'eau, leur embouchure et les zones marines les plus littorales, espèces amphyhalines (anguille).
Cependant, la pêche a des impacts négatifs sur les stocks. L'amélioration des techniques et des changements dans les stratégies de pêches ont d'ailleurs été des facteurs d'accroissement de la production des navires.
Les variations de stocks, quant à elles, peuvent rendre très fragile la situation des pêcheries ; d'autant plus qu'elles sont très sensibles aux fluctuations du marché (prix du poisson, prix des moyens de production).
Il est donc nécessaire de préserver et de gérer soutenablement le patrimoine naturel aquatique régional afin de garantir une exploitation durable et économiquement viable des ressources halieutiques.
En région
L'importance de l'exploitation du patrimoine naturel aquatique de la région est non négligeable d'un point de vue économique et social.
L'activité de pêche suscite un chiffre d'affaires de 24.97 millions d'euros, et génère environ 830 emplois directs (marins embarqués) et 1500 emplois indirects (entreprises appartenant à la filière des produits de la mer) (source : Préfecture de la Charente-Maritime, chiffres 2002).
La pêche à pied en tant qu'activité de loisirs a également un impact non négligeable sur les gisements naturels de coquillages et des mesures de gestion durable devraient être mises en oeuvre pour les limiter.
L'activité touristique est très dépendante de l'état des paysages, et de fait, de l'état du patrimoine naturel. L'importante richesse écologique de la région offre un cadre particulièrement attractif, de part sa beauté, mais aussi pour les différents types de tourisme (tourisme rural, de nature, balnéaire) et de loisirs qu'elle autorise (pêche, randonnée, activités nautiques, etc.). Ainsi, une nature préservée est primordiale pour maintenir le dynamisme de l'économie touristique toute l'année.
En région
Le chiffre d'affaires touristique représente 5,5 % du PIB régional en 2002 : 1 837 millions d'euros (source : Comité Régional du Tourisme).
La principale activité touristique de la région est la promenade (33,8% des séjours, source : DT-SOFRES, 2004), d'où l'importance d'une nature et d'un cadre préservés.
De même pour le tourisme balnéaire (troisième position avec 28% des séjours), le touriste est de plus en plus attentif à la protection de la nature, et fréquente de plus en plus les sites préservés par le Conservatoire du Littoral pour leur caractère remarquable et sauvage (source : IFEN, 2000).
Enfin, le tourisme vert est en plein développement, la visite de sites naturels correspond à 6,6 % des séjours (source : DT-SOFRES, 2004). (Cf. également fiche « Enjeux Paysages »). Certains espaces régionaux, comme le Marais Poitevin, et plus précisément la partie appelée la Venise Verte, sont particulièrement attractif pour ce type de tourisme, et accueillent un public constitué aussi bien de spécialistes que de néophytes.
Enfin, l'attractivité touristique et l'allongement de la saison ne sont pas seulement liés à la qualité des eaux marines mais sont, et seront encore plus à l'avenir, fortement dépendants du maintien de l'authenticité littorale (respect du paysage avec limitation de l'artificialisation des côtes, garantie des activités aquacoles contribuant à l'identité du territoire).
En région
Le conservatoire du littoral a acquis ainsi 2 645 ha sur le littoral maritime du département de Charente-Maritime (bilan 1999), représentant 5 % du linéaire côtier total.
Les écosystèmes naturels ou semi-naturels assurent beaucoup de fonctions écologiques utiles à l'agriculture et à l'élevage.
Les bocages fournissent par exemple une irrigation naturelle des champs, limitent les inondations, abritent le bétail des intempéries et permettent une diminution de l'érosion des sols. Ils servent aussi d'habitat pour un grand nombre de plantes et d'animaux, dont certains reptiles tels la couleuvre à collier (Natrix natrix) et la vipère aspic (Vipera aspis). Or, ces deux espèces sont utiles pour contrôler le développement des populations de petits rongeurs qui nuisent aux récoltes.
En région
L'image d'un produit agricole devient primordiale en terme de vente, or, une bonne image est de plus en plus associée à des pratiques agricoles respectueuses de la nature.
Dans ce sens, l'agriculture biologique garantie aux consommateurs un mode de production respectueux des écosystèmes, et de la santé humaine et animale.
La biodiversité peut avoir des effets bénéfiques sur l'agriculture, notamment en ce qui concerne la stabilité et la productivité. Par exemple, la pédofaune est essentielle au maintien de la fertilité des sols, et contribue ainsi à la stabilité de la production agricole. Certains insectes parasitoïdes contrôlent d'autres populations d'insectes nuisibles à l'agriculture. Les abeilles et autres pollinisateurs sont particulièrement nécessaires à l'agriculture et à l'arboriculture pour la pollinisation de certaines cultures (tournesols, vergers, tomates).
La nature est un réservoir avéré de nouveaux médicaments, ainsi, aujourd'hui 57% des 150 médicaments les plus souvent prescrits aux Etats-Unis renferment au moins un composé d'origine végétale (source : Précis d'écologie, Roger Dajoz, 2003).
Certaines espèces apparemment « inutiles » aujourd'hui se révèleront peut-être à l'avenir des ressources indispensables pour des besoins thérapeutiques. Selon le principe de précaution, il convient de maintenir au maximum les potentialités écologiques et par conséquent de préserver aux mieux les espèces et les espaces.
En région
En France, la biodiversité a déjà été beaucoup étudiée à des fins médicales et pharmaceutiques. Ainsi, certaines plantes de France sont à l'origine de médicaments telles le Saule pour l'Aspirine, le thym pour le thymol (antifongique) et la Digitale pourpre pour la digitaline (tonicardiaque).
En Poitou-charentes, l'industrie chimique et pharmaceutique emploie 3,4 % des effectifs industriels régionaux (3 295 salariés), elle occupe 1,3 % des établissements industriels régionaux (113 établissements) et elle crée 4 % de la valeur ajoutée industrielle régionale annuelle (54 000 €/an/salarié) (source : INSEE, fichier Sirène juillet 1997 ; UNEDIC-IERS, 1996 ; sur Système d'Information Régionale Poitou-Charentes).
Sommaire
Diagnostic territorial
1. La dégradation des habitats due à l’évolution des modes d’occupation des sols
2. Deux types d’habitats ont été fortement perturbés par l’activité agricole : les bocages et les zones humides
3. La position du Poitou-Charentes par rapport à la France
4. Extension des sols bâtis
5. Une transformation des habitats à l’origine des transformations marquantes du paysage
6. La dégradation des habitats par les pollutions diffuses
7. L’exploitation massive et non adaptée des ressources biologiques
8. La biodiversité menacée
9. Une biodiversité régionale étroitement liée à la diversité des habitats en Poitou-Charentes
10. Un manque de connaissance et de valorisation de cette connaissance
11. D’autres facteurs peu étudiés dont dépend la biodiversité patrimoniale
12. Des espèces exotiques envahissantes
Au delà du diagnostic
1. Le patrimoine naturel : Des enjeux pour d’autres domaines environnementaux
2. Le patrimoine naturel : Des enjeux économiques et sociaux