Biodiversité en Poitou-Charentes
Réseau Partenarial des Acteurs du Patrimoine Naturel de Poitou-Charentes
Cette méthode de capture nécessite un équipage composé d'hommes et de chiens. Les chiens utilisés le plus souvent sont les fox-terriers, jack russell, teckel. C'est une variante de la chasse à courre qui consiste à faire capturer par des chiens un animal (blaireau, renard ou ragondin) dans son terrier ou à l'en extraire en creusant avec des outils (pelles, pioches) pour le saisir à l'aide de pinces quand il est acculé par les chiens.
L'écoute et la patience de l'équipage sont de rigueur. Il faut désormais suivre les aboiements du chien afin de déterminer avec précision sa position car les terriers sont des véritables labyrinthes.
Il faut des races de chiens de petites tailles. Ici, tenu par le maître d'équipage, un foxterrier est amené et engagé dans le terrier. Ce chien devra être passionné et avoir des qualités redoutables pour acculer l'animal dans sa remise.
Les membres de l'équipage s'emploient alors avec pelles, pioches et barres à atteindre l'animal pour l'extirper de son accul avec les outils appropriés à cet effet.
La capture est une opération délicate. L'animal, ici un blaireau, est attrapé par le cou puis sorti de son terrier.
C'est une chasse ancestrale. Posté à l'orée d'un bois ou d'un marais, le chasseur met en éveil tous ses sens. Patience, sens de l'observation, oreille attentive et camouflage sont de rigueur. Elle se pratique de l'aube au crépuscule. Beaucoup d'espèces peuvent se chasser à l'affût. Pour le grand gibier, un mirador est régulièrement utilisé. Cette technique permet l'identification précise de l'animal. Le vent joue un rôle prépondérant car il peut véhiculer l'odeur du chasseur et même en alerter le gibier.
Au marais, postés derrière une haie de phragmites, le chasseur et son chien attendent au crépuscule le passage des canards. Le sens du vent détermine la trajectoire des vols et la localisation des postes.
A partir d'une palombière, qu'elle soit au sol, dans les arbres ou sur un pylône, l'attelage permet d'attirer les pigeons ramiers souvent appelés « palombes ». Originaire du Sud-Ouest, la chasse du pigeon ramier au moyen d'une palombière a conquis tout le Poitou-Charentes. L'implantation d'une palombière nécessite une bonne connaissance du territoire et des habitudes de la palombe.
Les mécanismes utilisés sont issus de l'ingéniosité de chacun, l'appelant est posé sur une « raquette » élevée à la cime de l'arbre.
Les vols au-dessus de la palombière procurent toujours un spectacle inoubliable. Que le vol soit de faible effectif ou dépassant les 1000, quand s'approche l'oiseau bleu, s'orchestre alors tout un travail d'équipe.
A l'intérieur de la palombière le “Paloumayre” actionne les mécanismes par un réseau de cordes qui déséquilibre les appelants, invitant leurs congénères à venir se poser.
Le chasseur scrute le ciel. Les jumelles sont souvent utilisées afin d'estimer le nombre d'oiseaux.
Certains appelants sont disposés autour de la palombière à plus d'une centaine de mètres. Isolés ou par groupes, ils ont tous un rôle précis. La réussite de tous ces efforts tient dans l'art de faire poser quelques palombes.