La biodiversité en Poitou-Charentes

     
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Données sur la végétation

1. Composition de la flore

La flore a été profondément marquée par les fluctuations climatiques du quaternaire. Le fond de la
végétation est constitué d’éléments eurosibériens dont l’aire très vaste peut s’étendre depuis le cercle
polaire jusqu’à la Méditerranée.

Par ailleurs on y note :

Quelques rares éléments sarmatiques rattachés à la flore steppique aralo-caspienne et installés à
la faveur d’une période xérothermique (climat continental) par exemple Linum tenuifolium.

Des éléments subméditerranéens de plus en plus nombreux sur les pelouses xérophiles à mesure
que l’on approche des bords de l’océan, le nombre maximum se situant dans les îles.

Et, évidemment les éléments atlantiques ou subatlantiques qui sont bien à leur place.

2. Groupements végétaux

Les déboisements pratiqués depuis la période préhistorique ont fait de notre région une immense
plaine où l’on ne rencontre que ça et là quelques massifs boisés isolés sur terre à châtaigniers ou sols
primaires ou de petits bois de chênes malingres sur terrains argilo-calcaire Calcaire Roche sédimentaire essentiellement composée de carbonate de calcium CaCO3. .

Les massifs les plus importants se situent au Sud mais sont de création récente (pins maritimes).

Leurs sous-bois est d’origine plus ancienne, c’est le boisement naturel de la dune (chêne vert).

La dune de la laisse de mer à la pinède constitue l’unique groupement végétal naturel de la région
dans la mesure où l’homme ne l’a pas trop perturbé.

A. La dune de la laisse de mer à la pinède

Les sables dunaires sont en extension importante des limites du massif Armoricain à la Gironde
(face à la région Vendée-Charentes). On trouve en effet des dunes en Vendée, autour de St Jean de
Mont et de la Pointe du Payré à la Pointe d’Arcay en passant par la Tranche sur mer, et en Charente
Maritime entre Ronce les Bains et St Palais sur mer, sur l’île de Ré aux Portes, au Bois, à la Couarde
et surtout à Sablanceaux et sur l’île d’Oléron à St Trojean, Domino et Boyarville.

Les sables littoraux subissent au moins en bordure de mer une pression qui par endroit a
sensiblement modifié le naturel.
Plusieurs groupements végétaux occupant les sables dunaires ont été distingués du haut de la
plage de la dune fixée : l’Atriplicetum-arenariae, l’Euphorbio-agropyretum, l’Euphorbio-ammophiletum,
le Festuco-galietum, l’Artemisio-lloydii, l’Ephedretum-distachyae
.

Sur le plan entomologique nous considérons que cet ensemble constitue un biotope pour lequel
les plantes dominantes sont surtout des thérophytes.

Sur le haut de la plage :

Atriplex arenaria
Salsola kali
Kakile maritima

Il existe par point une espèce Espèce Groupe d’individus qui ont la possibilité de se reproduire entre eux dans la nature et dont la descendance est fertile. particulière : Salsola sodae dont on verra l’importance dans la
description des espèces de lépidoptères.

Sur la dune avancée

Agropyron junceiforme
Honkenya peploîdes
Atriplex littoralis
Atriplex hastata var. salina
Sueda maritima
Euphorbia paralias
Eryngium maritimum
Ammophila arenaria
Artemisia lloydii
Oenothera biennis
Sur la dune mobile
Calystegia soldanella
Linaria thymifolia
Helichrysum stoechas
Festuca juncifolia
Cerastium semidecandrum
Lotus corniculatus
Solidago virgaurea
Medicago marina
Mathiola sinuata
Carex arenaria
Centaurea aspera
Phleum arenarium
Bromus sterilis
Silene thorei

Sur la dune fixée

L’helichrysum stoechas domine dans cette zone où on rencontre très mêlées halophytes,
psammophytes, thermophytes ou xerophytes dont les principales non citées précédemment sont :

Euphorbia portlandica
Erodium dunense
Dianthus gallicus
Crepis bulbosa
Silene vulgaris
Galium arenarium
Daphne gnidium
Cistus salvifolius
Saxifraga tridactylis
Cardamine hirsuta
Aira cariophyllea
Stellaria pallida
Armeria alliacea
Myosotis ramosissima
Veronica arvensis
Muscari comosum

Cette liste a été réduite en fonction de l’intérêt lépidoptérologique des espèces.

B. Le maquis et les dépressions dunaires, la pinède et son sous-bois

Sur la dune fixée à l’avant de la dune boisée (pino maritimi-quercetum ilicis) se présente souvent
un maquis plus ou moins épais dont les espèces dominantes sont :

Daphne gnidium
Ligustrum vulgare
Ulex europaeus
Centaurae aspera
Rubia peregrina
Clematis flammula

Et souvent, en liaison avec la zone précédente (Artemisio lloydii-Ephredrum distachyae),
helichrysum stoechas.

La liaison maquis-pinède est souvent faite par un entrelacs composé de Rubus fruticosus, Cytisus
scoparius et Ulex europaeus
.

Les phanérophytes sont évidemment caractéristiques de la pinède, ce sont :

Pinus pinaster
Osiris alba
Quercus ilex
Cistus laurifolius
Phillirea angustifolia
Clematis flammula

Les autres espèces caractéristiques sont :

Rubia peregrina
Cephalantera longifolia
Cephalantera rubra

On y trouve évidemment beaucoup d’espèces des zones précédentes mais aussi nombre
d’espèces forestières ou des landes :

Espèces forestières

Quercus robur
Quercus pubescens
Lonicera periclymenum
Ailanthus altissima
Rosa canina
Vicia sativa
Polypodium vulgare
Cardamine hirsuta
Lotus corniculatus
Hieracium pilosella
Silene nutans
Asparagus officinalis

Espèces des landes

Erica scoparia
Rubus fructicosus
Pterudium aquilinum
Ulex europaeus

A l’intérieur de ces zones arbustives, il existe des micro-dépressions humides souvent une grande
partie de l’année qui ont une végétation hygrophile originale : Salix dunensis et Schoenus nigricans en
sont les meilleures caractéristiques. Ces espèces sont souvent celles de nos prairies humides de
l’intérieur :

Phragmites communis
Alnus glutinosa
Salix atrocinerea
Scirpus holoschoenus
Orchis palustris
Tetragonolobus maritimus
Lythrum salicaria
Eupatorium cannabinum
Cirsium palustre
Populus alba
Mentha aquatica
Cladium mariscus

Viennent s’y adjoindre des espèces de la dune déjà citée telles que :

Daphne gnidium
Carex arenaria
Cerastium pumilum
Limonium dodartii
Arabis hirsuta
Aira caryophyllea
Ligustrum vulgare
Silene nutans
Solanum dulcamara

La dune est certainement le milieu qui subit l’évolution la plus rapide qu’elle soit progressive ou
régressive sous les forces naturelles. Sous la pression humaine c’est évidemment encore plus rapide
mais quoique ce soit beaucoup plus grave, ce n’est pas là notre propos.

A Sablanceaux sur l’île de Ré, en moins de 50 ans j’ai vu la dune Est (derrière l’ancienne gare
face à la Pallice ) avancer d’une centaine de mètres avec colonisation par les plantes dans l’ordre ciaprès :

Kakile maritima
Salsola kali
Atriplex arenaria
Atriplex littoralis
Atriplex hastata
Agropyron junceiforme
Eryngium maritimum
Ammophila arenaria
Lotus corniculatus
Medicago marina
Silene vulgaris
Cardamine hirsuta
Silene otites
Rubia peregrina
Rubus fruticosus
Silene nutans
Asparagus officinalis

S’il n’y avait pas la pression touristique actuelle en ces lieux pendant trois mois de l’année il
aurait été possible que le Pin maritime s’installe … Mais c’est l’inverse qui s’est produit. Entre 1940 et
1944, sous l’effet de la guerre la pinède qui existait à l’ouest du port a été rasée. Et elle n’a pu repartir
depuis, à son emplacement le roncier s’est installé quand il n’y a pas de construction. Sur cette
nouvelle dune ce sont des géophytes à rhizome qui dominent (Ammophila arenaria, agropyron
junceiforme, etc.).

Malgré la pression humaine (camping à moins de 100 mètres) les espèces de noctuelles
halophiles sont là en quantités, tels Scotia graslini, Scotia vestigialis, Leucania littoralis, Aporophyla
australis, Agrotis ripae
. Nous y avons vu Mithymma vitellina par centaines en période sèche de fin
août sur miellées. Si l’évolution vers le pin maritime ne s’est pas faite à Sablanceaux, elle s’est faite
très rapidement à l’intérieur de l’île sur les anciens sables dunaires où l’agriculteur rhétais a cessé la
culture de 1950 à 1960. Ces cultures ont été remplacées d’abord par les fougères sur les couches
terre-sable, puis partout par le pins maritime (Pinus pinaster) et le chêne vert (Quercus ilex) (très
nouvellement installé en grand conquérant). Le sous-bois est souvent très pauvre …

La faune entomologique y était déjà moins riche que sur les dunes en bordure de mer quand vers
1975 on a commencé à utiliser Bacillus thuringensis contre les processionnaires du pin, ce qui rend à
certaines saisons ces zones à peu près vides de noctuelles. Heureusement il n’y a pas que les
pinèdes de l’Ile de Ré, et ce milieu pauvre dans cette île, est par contre fort, riche et original le long
des côtes continentales en particulier en forêt de la Coubre près de Royan. C’est ici que l’on peut voir,
mieux que partout ailleurs, les dunes sous leurs formes évolutives.

C. Les marais côtiers

L’accumulation des sables dunaires ne peut se faire que si le relief de la côte est inexistant.
Dans la plupart des cas, s’il y a dépôts de sable il y a aussi dépôt de vase du côté mer du schorre. Il
existe alors souvent une zone intermédiaire de sable plus ou moins vaseux et salé ou la végétation
peut se développer. C’est l’Agropyretum-acuti de nos côtes charentaises ou vendéennes. On y trouve
pratiquement les mêmes plantes que sur l’Atriplicum-arenariae avec une dominance absolue des
Limonium. Viennent ensuite Atriplex littoralis, Honkenya peploïdes et Salsola sodae, ce qui est
important pour la subsistance de Discestra sodae qui paraît ne pas suivre seulement ces plantes
nourricières mais celles-ci dans ce milieu.

L’intérieur des marais salants par lui-même n’a pas de végétation propre, évidemment, mais
les digues et les sentiers qui les séparent ou en permettent l’accès ont une végétation du même type
avec souvent des Agropyron et des Ammophila.

Quand aux prés salés constitués en particulier autour de la baie de l’Aiguillon sur les dépôts
naturels ou artificiels de vases marines (bri à scrobiculaires), on peut selon leur états d’entretien, la
pression des animaux, y rencontrer nombre de plantes citées. Mais aucune n’y est spécifique, la
dominance étant cependant en dehors des graminées. La flore des dépressions ou clairières des
pinèdes est parfois celle des marais tourbeux.

D. Les marais tourbeux

Très étendus il y a encore moins d’un siècle, les voilà devenus une véritable curiosité. La
promptitude de l’homme à utiliser cette manne qui avait mis des dizaines de siècles à se déposer a
été telle que cette couche de tourbe a pratiquement disparu, surtout quand les labours l’ont mêlée aux
dépôts marins ou fluviatiles sous-jacents.

Un exemple typique de cette utilisation abusive peut se voir dans la vallée du Mignon (Deux-
Sèvres) où la cote légale du canal du Mignon était encore de 4,00 mètres (N. G. F) au début de ce
siècle et, où maintenant, en tenant la cote de 2,60 mètres, des problèmes de niveau d’eau se posent
avec les agriculteurs.

A l’écluse de Sazay construite il y a plus d’un siècle il faut ajouter une marche tous les dix ans
pour arriver à la porte du rez-de-chaussée. Les racines des vieux arbres très au-dessus du sol sont un
témoignage de la baisse rapide du niveau de la tourbe privée de son eau.

Cette exploitation effrénée de tourbe n’a laissé que très peu de milieux naturels ; quand ils
existent encore sont ces milieux nous apparaissent aujourd’hui d’une richesse incomparable parce
que devenus très rares.

Les espèces caractéristiques sont :

Eupatorium cannabinum
Euphorbia cyparissias
Euphorbia exigua
Equisetum palustre
Hydrocotyle vulgaris
Potentilla anserina
Lotus uliginosa
Spirea ulmaria
Cladium mariscus
Schoenus nigricans
Lythrum salicaria
Lychnis flos-cuculi
Convolvulus sepium
Sanguisorba serotina
Lysimachia vulgaris
Sonchus maritimus
Gentiana pneumonanthe
Rhamnus frangula
Sagittaria sagittifolia
Rumex hydrolapatum
Utricularia minor
Typha latifolia
Typha angustifolia
Sparganium ramosum
Epipactis palustris
Samolus valerandi
Oenanthe lachenali
Mentha aquatica
Inula conyza
Tetragonolobus silicosus
Oenanthe phellandrium
Bidens tripartita
Caltha palustris
Stachys palustris
Hottonia palustris
Cyperus longus
Althaea officinalis
Salix cinerea
Alnus glutinosa

E. Les chaumes, les coteaux et les petits bois de chênes malingres

Les départements de la Charente et de la Charente Maritime ainsi que le sud des Deux-Sèvres
étaient couverts il y a une vingtaine d’années de grandes surfaces appelées « chaumes ». Quoique
les plantes que l’on y rencontre soient souvent les mêmes en raison du calcaire qui constitue le fond
de la pédologie, on peut distinguer deux types : celui des calcaires crayeux blanc-grisâtre qui se
situent entre Angoulême et la Gironde, et celui des calcaires plus ou moins argileux (Oxfordien-
Rauracien) du Nord Charente et du Sud des Deux-Sèvres (Chef-Boutonne, Lezay).

Aujourd’hui il reste encore une surface appréciable de ces chaumes du type I au sud
d’Angoulême, en raison d’un relief beaucoup plus tourmenté, elles n’ont pu être mise en culture
malgré les remembrements.

Par contre il reste à peine de quoi créer quelques hectares de réserves botaniques dans le Nord
Charente et le Sud des Deux-Sèvres tous ces terrains à peine vallonnés ayant pu être remis en
culture avec des matériels puissants capables de retourner des argiles qui s’opposaient à la charrue à
boeufs parce que trop mouillées ou trop sèches.

Toutes ces chaumes étaient « entretenues » autrefois par un pâturage libre, de moutons au sud,
de chèvres et de vaches au nord de la Charente, et au sud des Deux-Sèvres. Certaines subsistent
encore au sud d’Angoulême. Elles auraient disparu totalement au nord de la Charente et au sud des
Deux-Sèvres car on ne mène plus les animaux en pâturage libre, si nous n’avions pas
personnellement fait l’effort financier d’acquisition et d’entretien de quelques hectares.

Le type I se maintient plus facilement en état parce que le léger boisement de chênes rabougris
domine les autres espèces arbustives envahissantes (Prunus spinosa, Cornus sanguina, Acer
campestre
). Ce type est d’ailleurs beaucoup plus calcicole.
Une très grande surface des chaumes du type II était autrefois des vignes faites à la pioche et à la
barre. Ces vignes détruites par le Phylloxera n’ont pas été replantées au début du siècle. Sur ces
terres qu’on ne pouvait exploiter à l’époque, s’est développée une végétation naturelle qui, avec les
chèvres qui passaient de temps à autres était arrivée à un certain équilibre biologique, car à part
quelques chênes et érables qui s’écartaient un peu des haies le boisement n’a pu s’effectuer en 80
ans.

Les espèces caractéristiques sont :

Polygala calcarea
Carduncellus mitissimus
Melampyrum cristatum
Serratula tinctoria
Inula salicina
Geranium sanguineum
Peucedanum cervaria
Euphorbia dulcis
Genista pilosa
Sorbus aria
Carex humilis
Sesleria albicans
Helianthenum appeninum
Coronilla miniacea
Globularia punctata
Hieracium pilosella
Prunus mahaleb
Juniperus communis
Lonicera caprifolia
Lonicera xylosteum
Koeleria vallesiana
Saxifraga tridactylis
Sanguisorba minor
Filipendula vulgaris
Potentilla verna
Hippocrepis comosa
Trinia glauca
Vincetoxicum hirundinaria
Lactuca perennis

F. Les forêts sur alluvions primaires et terre à châtaigniers

Les forêts ainsi désignées se situent sur le véritable seuil du Poitou qui se glisse entre le Massif
Hercynien de la Gâtine à l’ouest et les roches de décomposition et d’alluvions du Limousin qui
recouvrent la roche cristalline à l’Est.

Dans le Poitou oriental la décalcification a donné des argiles rougeâtres mêlées de bancs de
sable ou de cailloux agglomérés en poudingues indestructibles. En surface il existe un humus acide à
activité biologique très faible. En profondeur, dans des couches où se développent les racines des
plantes il existe un horizon néfaste ou lit d’asphyxie qui s’installe chaque année. Il est caractérisé par
un engorgement saisonnier en eau résultant du lessivage des argiles et du manque de substance
organique.

Ces sols hydromorphes sont caractérisés par l’existence temporaires pendant la saison humide
d’une nappe d’eau superficielle. En été par contre, ce sont des sols sensibles à un déficit d’eau par
manque de pénétration des racines. Les plantes qui s’y développent sont donc adaptées à l’excès
d’eau comme à l’excès de sécheresse.

On y rencontre des plantes silicoles typiques xérophiles des coteaux calcaires et des plantes de
marais. Ce sont des terres acides : des brandes ont pris au cours de ces derniers siècles la place de
la forêt abattue par la main de l’homme. Le boisement primitif était composé de chênes, charmes,
châtaigniers, bouleaux entremêlés de clairières où moutonnent les fourrés impénétrables de genêts,
d’ajoncs, de bruyères, de fougères.

Le Poitou méridional est surtout constitué par une ride faillée des deux côtés, l’une descendant
doucement pour rejoindre la Gâtine, l’autre plus brutalement pour rejoindre les plaines à calcaire
jurassique et crétacé du Sud des Deux-Sèvres et des Charentes.
L’érosion a percé le calcaire à silex jusqu’aux marnes en bien des points et il s’est formé des
petites vallées étroites qui avant la culture du maïs constituaient des zones naturelles (prairies) à flore
et faune intéressantes que l’on ne retrouve plus que par point.

L’arbre caractéristique des forêts est le châtaignier. Le chêne s’y développe aussi très bien. On y
trouve du coudrier, de l’acacia, de rares bouleaux qui apportent une richesse supplémentaire à la
faune entomologique locale. Les sous-bois sont souvent un couvert épais de ronces surtout dans les
jeunes futaies, le genêt à balai et les bruyères n’y sont pas rares avec le houx et le fragon piquant.

Dans la liste des plantes citées ci-après il n’a pas été tenu compte de la distinction des deux
zones décrites ci-dessus :

Erica tetralix
Eriophorum angustifolium
Drosera rotundifloia
Hydrocotyle vulgaris
Veronica scutella
Typha angustifolia
Salix atrocinerea
Molinia coerulea
Menianthes trifoliata
Sesamoides canescens
Ornithopus perpusillus
Myositis discolor
Teesdalia medicaulis
Erica scoparia
Erica cinerea
Calluna vulgaris
Ulex minor
Frangula alnus
Genista anglica
Pinus pinaster
Asphodelus albus
Anthericum liliago
Gladiolus illyricus
Peplis portula
Hypericum humifusum
Scorzonera humulis
Lobelia urens
Gentiana pneumonanthe
Dactylorhiza maculata
Platanthera bifolia
Succisa pratensis
Potentilla erecta
Vincetoxicum hirundinaria
Teucrium scorodonia
Serratula tinctoria
Deschampsia flexuosa
Peucedanum gallicum
Polyganum multiflorum
Serapias lingua
Polygala serpyllifolia
Bidens tripartita
Oenanthe aquatica
Nymphea alba
Cirsium dissectum
Carum verticillatum
Lotus uliginosus
Epilobium parviflorum
Orchis laxiflora
Pimpinella saxifraga
Sagina procumbens
Vulpia bromoides
Littorella uniflora
Euphrasia stricta
Ophioglossum vulgatum
Crassula tillaea
Allium ursinum
Anemone nemorosa

G. Les forêts des terrains primaires

Elles se situent sur la chaîne hercynienne (Gâtine) qui coupe le nord des Deux-Sèvres dans le
sens nord-ouest sud-est. Les observations entomologiques ont porté sur les forêts ci-après : la
Sésine, Arpenteraux, Secondigny, Mervent et sur une zone comprise entre la Roche sur Yon et Les
Sables d’Olonne.

Le sol est sans surprise, silicieux sur la roche cristalline. Dans l’ensemble ces bois peuvent être
assimilés à des chênaies-charmaies silicoles.

L’espèce dominante est le chêne pédonculé. Le fond principal est souvent le châtaignier, comme
dans les forêts sur terrains de transport de plateaux. On y rencontre aussi le chêne sessile, le hêtre,
d’importants boisements de peupliers trembles et, partout où le terrain est très humide (mares,
ruisseaux) l’aulne glutineux et le saule (salix atrocinerea).

Liste des plantes herbacées :

Primula vulgaris
Hyacinthoides non scripta
Anemone nemorosa
Isopyrum thalictroides
Allium ursinum
Asphodelus albus
Potentilla sterilis
Veronica serpyllifolia
Luzula forsteri
Polygonum multiflorum
Veronica montana
Lysimachia nemorosum
Geum urbanum
Erica cinerea
Calluna vulgaris
Phyteuma spicatum
Osmunda regalis
Silene dioica
Aquilegia vulgaris
Ornithopus perpusillus
Epilobium montanum
Digitalis purpurea
Orchis mascula
Dactylorhiza maculata
Ornithogalum pyrenaïcum
Euphorbia hyberna

3. Ouvrages consultés

Mémoires de la Société de Vulgarisation des Sciences naturelles des Deux-Sèvres de 1921 à
1928.

Bulletins de la Société Botanique du Centre-Ouest Tomes 9 à 14 et suppléments.

Sommaire

Avant propos
Introduction
Données climatiques
Peuplements des principaux biotopes
Conclusion
Bibliographie
Annexe 1 : la petite tortue est-elle en train de disparaître du Poitou-Charentes
Annexe 2 : les lépidoptères du Poitou-Charentes Vendée dans la littérature entomologique