- - - Biodiversité en Poitou-Charentes Réseau Partenarial des Acteurs du Patrimoine Naturel de Poitou-Charentes
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Chasse à l’approche

origine de l'information : Fédération Régionale des Chasseurs Poitou-charentes


Chasse à l'approche

Plusieurs types de chasses rappellent une époque où l'homme devait ruser pour capturer ses proies : la chasse à l'arc, la chasse au vol et la chasse à tir à l'arme à feu.

La chasse à l’approche : à l’arc et à l’arme à feu

Ces deux techniques sont proches. L'acte consiste à prélever un grand animal, le plus souvent cervidé ou suidé (chevreuil, sanglier), quelquefois un petit gibier (ragondin, faisan) en assurant une approche extrêmement discrète. Le tir s'effectue à l'aide d'une carabine (tir à balle obligatoire) ou d'un arc. Ces chasses nécessitent une parfaite connaissance des espèces et du milieu. Les principes à respecter sont : la discrétion, l'approche « sous le vent » et un parfait camouflage pour se fondre dans le milieu où le chasseur évolue. Ces pratiques reviennent à la mode, ces chasses vieilles comme le monde sont un véritable retour aux origines.

La chasse au vol

Ce mode de chasse est né en Mongolie il y a 35 siècles. La technique consiste en utilisant un rapace dressé autour des palombes (buse de Harris)… à capturer un gibier préalablement débusqué.
Lorsque celui-ci est arrêté ou levé par un chien, le fauconnier ou autoursier libère l'oiseau posé sur son poing. Il fond alors sur sa proie, l'immobilise et consomme sa chair. Il faut laisser à l'oiseau le temps de « savourer » sa prise pour qu'il conserve son instinct de prédateur. Ce type de chasse ne fait pas intervenir d'arme, c'est une technique naturelle où s'instaure une complicité entre un chien, un oiseau et un homme.

La chasse du gibier d’eau

est profondément ancrée chez le chasseur picto-charentais. Que ce soit à la botte, à la passée ou à la tonne, l'homme ne cesse d'inventer afin de tromper la méfiance légendaire des limicoles et des anatidés. Depuis toujours, l'envol d'une bécassine, le passage d'une sarcelle au crépuscule ou bien le chant des oies au milieu de la nuit passionnent l'homme. Pour conserver ces moments forts, où la nature côtoie le rêve, l'insaisissable et la magie, le chasseur moderne aménage et gère, tout au long de l'année les zones humides, espaces fragiles et essentiels.

La chasse à la botte

Elle consiste à parcourir le marais le plus souvent avec un chien de rapport. Ce mode de chasse nécessite une bonne condition physique, de solides connaissances ornithologiques, ainsi qu'une certaine aptitude pour imiter les chants des espèces convoitées.

La chasse à la tonne

L'origine date de 1875 et fait suite à l'épidémie de phylloxéra qui ravagea les vignobles. Les tonneaux devenus inutilisables servirent à constituer des postes de guet enterrés aux abords de plans d'eau aménagés. Aujourd'hui, la passion pour cette chasse demeure très forte, elle consiste, à l'aide de canards savamment sélectionnés pour leur cris (les appelants), à attirer et à faire poser sur une « mare » leurs congénères sauvages. La chasse à la tonne se pratique de nuit et nécessite elle aussi une grande connaissance des espèces recherchées. La météorologie, la patience et la chance influencent beaucoup cette technique.