La biodiversité en Poitou-Charentes

     
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Ambroisie : en savoir plus !

Risques allergiques et pollens d’ambroisie

A l’initiative du Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA), on classe en France les espèces Espèce Groupe d’individus qui ont la possibilité de se reproduire entre eux dans la nature et dont la descendance est fertile. selon un potentiel allergisant allant de 0 à 5 (0 étant un potentiel nul et 5 un potentiel très fort). Ce classement a été établi grâce à des capteurs de pollens et à l’intensité des symptômes observés chez les patients atteints de pollinose. Le pollen d’Ambroisie présente un potentiel allergisant maximal de 5. Cela signifie qu’il possède de nombreuses molécules allergisantes. Il représente donc un grave danger pour les personnes allergiques lorsqu’il est présent en grande quantité.
Il faut qu’il soit mesuré a plus de 15-20 grains/m3 d’air pour qu’un risque allergique existe pour la population Population Ensemble d’êtres vivants d’une même espèce, occupant un territoire déterminé, présentant des caractéristiques propres et qui se perpétuent dans le temps. . Ce seuil est rarement atteint en Poitou-Charentes, en 2006 cela a représenté une dizaine de jours uniquement en septembre.Par contre des valeurs de 50 ont été atteintes en août 2007 Ainsi, cela ne représenterait pas un risque majeur pour la population pour le moment en comparaison avec les pollens de graminées ou d’urticacées.

Risques allergiques d'exposition au pollen d'ambroisie 2006 et 2007

Risque allergique d’exposition : 0 = nul - 1 = très faible - 2 = faible - 3 = moyen - 4 = élevé - 5 = très élevé

Risque allergique d’exposition 2006

Risque allergique d’exposition 2007 de mai à début Août

Source : http://www.pollens.fr/les-risques/risques-par-ville-details.php?id_ville=26&id_taxon=54

Il y a 3 capteurs polliniques du RNSA en Poitou-Charentes. Ces capteurs ont été installés dans les plus grandes agglomérations urbaines : à Poitiers, la Rochelle et Angoulême. Il existe également un autre capteur à La Couronne, il s’agit d’un capteur de gros débit : installé en zone rurale par Bayer Cropscience et géré par l’Association Française d’Etude des Ambroisies. Il est complémentaire des précédents car implanté en zone rurale et permet d’évaluer les risques des populations rurales plus directement exposées aux pollens émis en zone agricole. Il n’y en a donc aucun capteur en Deux-Sèvres. Cela se justifierait par le manque de pertinence de l’ajout d’un capteur dans cette zone dont les pollens peuvent être évalués à partir des autres capteurs. De plus, les trois capteurs existant fournissent déjà des données similaires. La seule différence entre les capteurs de La Rochelle et de Poitiers est que celui de La Rochelle capte moins de pollens en raison des vents d’ouest arrivant directement de l’océan. Le capteur d’Angoulême, mis en place en 2007, aurait été installé parce qu’il y avait un « trou » sur la carte de France au niveau comptage pollinique plus que par réelle nécessité. Selon les derniers comptages effectués il pourrait révéler des spécificités plus fortes en matière de pollens de chênes et d’ambroisies.

Ce qui intéresse réellement les médecins est de savoir quand débute la pollinisation Pollinisation Mode de reproduction des plantes correspondant à la fécondation du pistil d’une plante par le pollen d’une plante de la même espèce.

La pollinisation peut être réalisée par :

- les animaux (insectes, oiseaux, chauves-souris, mammifères) : zoogamie

- le vent : anémogamie

- l’eau : hydrogamie
pour pouvoir ajuster les traitements, mettre en place des calendriers moyens et faire ainsi de la prévention. Le calendrier pollinique donne le début et la fin de la période de pollinisation pour chaque plante réputée allergisante suite aux analyses de pollens.

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